Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a qualifié d’inacceptables les attaques russes menées le week-end en Ukraine, dont l’une a touché un train près de la frontière polonaise. Il s’est exprimé lundi 14 septembre en marge d’un sommet sur l’Arctique en Finlande.
Selon lui, ces frappes poursuivent un objectif politique clair : intimider les Européens, les décourager et surtout les désunir. Le ministre a souligné qu’elles sont survenues au moment où l’Ukraine accueillait un important forum de soutien économique, avec de nombreux représentants d’entreprises et diplomates venus du monde entier, en particulier d’Europe.
Sur franceinfo, Jean-Noël Barrot a présenté cette offensive comme le signe de la fébrilité de Vladimir Poutine. Il a estimé que la Russie se trouvait en difficulté sur le plan militaire, incapable de percer le front face à la résistance ukrainienne, mais aussi sur le plan économique, avec une croissance affaiblie et des comptes dans le rouge.
Dimanche, un drone russe a frappé la locomotive d’un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à deux kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l’Otan. Les autorités des deux pays ont indiqué que l’attaque n’avait pas fait de victimes.
Lundi, une autre attaque russe contre un entrepôt d’une entreprise agricole dans le nord de l’Ukraine a fait au moins trois morts et sept blessés, selon la police.
Le Kremlin a justifié les frappes menées près de la frontière polonaise. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a affirmé qu’elles relevaient des missions des forces armées russes sur le territoire ukrainien et qu’elles continueraient à être menées.