La réunion, tenue à huis clos au palais de l'Élysée, a réuni les chefs de file de la plupart des partis en lice pour l’élection du printemps, alors que le président sortant ne pourra pas se représenter. Parmi les participants, Marine Le Pen, favorite des sondages, était représentée par Jordan Bardella, tandis que Jean‑Luc Mélenchon a envoyé Manuel Bompard à sa place.

Étaient également présents Édouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains), Raphaël Glucksmann (Place publique), Olivier Faure (Parti socialiste), Marine Tondelier (Les Ecologistes) et Fabien Roussel (Parti communiste français). Des figures du centre, François Bayrou (MoDem) et Hervé Marseille (UDI), ainsi que l’allié du RN Eric Ciotti (UDR), ont également été conviés.

Macron a indiqué que l’ordre du jour porterait sur les conflits au Moyen‑Orient et en Ukraine, leurs répercussions sur la sécurité intérieure et l’approvisionnement énergétique, ainsi que sur les blocages récents du détroit d’Ormuz et du détroit de Bab‑el‑Mandeb, qui, selon lui, se traduisent directement par des prix du carburant « insupportables » à la pompe.

Le président a été accompagné des chefs du renseignement, des autorités militaires et du directeur général de l’énergie, afin de partager avec les futurs dirigeants des informations confidentielles dont il seul dispose, selon une source au sein de l’exécutif.

Cette initiative intervient alors que le gouvernement fait face à une inflation énergétique qui alimente la colère sociale, rappelant le mouvement des « gilets jaunes » de 2018. Emmanuel Macron a récemment lancé un appel à la mobilisation du gouvernement pour garantir l’approvisionnement en pétrole et atténuer la pression sur les prix.

Outre la question énergétique, la rencontre devra également aborder la multiplication des attaques « hybrides » en Europe, que les autorités européennes imputent à la Russie, afin d’évaluer les réponses de la France dans ce contexte de sécurité élargie.