Huit mois après son départ précipité de Strasbourg pour rejoindre Chelsea, Liam Rosenior revient en Ligue 1 à la tête du Paris FC pour un affrontement attendu contre son ancien club, le Racing, au stade Jean‑Bouin.
Rosenior avait quitté le Racing en janvier 2026, suscitant la colère des supporters qui reprochaient à l’entraîneur anglais d’avoir quitté « en voleur » et d’avoir emmené avec lui le défenseur Mamadou Sarr. Lors de sa conférence de presse de départ, il avait déclaré : « J’espère que les fans du Racing sont fiers qu’un entraîneur de Strasbourg aille sur le banc de Chelsea ».
Durant son mandat à Strasbourg, Rosenior n’a entraîné que huit joueurs encore présents dans l’effectif actuel – Högsberg, Doukouré, Oyedele, El Mourabet, Panichelli, Amo‑Ameyaw, Godo et Nanasi – mais il a enregistré la deuxième meilleure moyenne de points par match (1,59) parmi les entraîneurs du Racing ayant dirigé au moins 50 rencontres en Ligue 1.
Les supporters du Racing restent divisés. Le Suédois Sebastian Nanasi, formé sous Rosenior, a témoigné : « Il m’a apporté beaucoup, c’était mon premier coach ici ». D’autres fans, plus jeunes, ont exprimé leur désir de le voir « déloger » rapidement de la Ligue 1, tandis que certains, comme Lionel, restent plus modérés, évoquant frustration et reconnaissance des bons moments.
Interrogé avant le match, Rosenior a rappelé ses souvenirs « bons comme mauvais » à Strasbourg, soulignant que le duel est avant tout un « match important pour nos ambitions » et que son équipe devra être très performante pour espérer l’emporter.
De son côté, le nouveau coach du Racing, Hugo Oliveira, a minimisé le côté émotionnel du rendez‑vous, déclarant : « C’est un match du Racing contre le Paris FC, pas un match contre Liam ». Il a rappelé que son équipe, renforcée cet été par Julio Enciso et Abdoul Ouattara, se concentre sur le jeu et le développement.
Le choc du 19 septembre revêt donc une double dimension : il s’agit d’une rencontre décisive pour les ambitions du Paris FC en début de saison, et d’un moment de tension pour les supporters strasbourgeois qui n’ont pas encore digéré le départ de Rosenior.