Le rapport indique que 341 infractions ont été recensées en 2025, contre 234 l'année précédente, ce qui représente une hausse de 45 % en un an.
Parmi ces infractions, l'IGPN note trois catégories en forte progression : le détournement d’un fichier de sa finalité (+80 %), les violations du secret professionnel (+25 %) et les faits de corruption (+33 %).
L'année dernière, l'Inspection a diligenté 235 enquêtes judiciaires pour des atteintes à la probité, certaines enquêtes couvrant plusieurs infractions simultanément.
Une étude de la délégation de Paris de l'IGPN, réalisée en 2025, montre que la majorité des agents mis en cause sont des hommes de moins de 40 ans, se situant dans le premier tiers de leur carrière. Les délégations de Marseille et de Lille observent un profil similaire, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une règle généralisable à l’ensemble du territoire faute d’étude exhaustive.
L'IGPN rappelle que les atteintes à la probité peuvent être motivées par des intérêts lucratifs, affectifs ou même « au nom d’une juste cause », et souligne la nécessité d’une surveillance accrue pour prévenir ces dérives au sein des forces de l'ordre.