L’OM vit l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente : relégué à la 17ᵉ place du championnat, le club cherche désespérément des solutions pour relancer une équipe dont la crise sportive fragilise chaque jour l’avenir de l’entraîneur Bruno Genesio.
Si l’attaque du club ne trouve pas d’équilibre autour d’Amine Gouiri, qui compte déjà quatre buts en quatre matchs, deux jeunes du centre de formation se distinguent par leurs performances. Milan Lecesse, 17 ans, a inscrit huit réalisations en seulement cinq rencontres officielles avec la réserve et les U19, dont un spectacle contre le Mans qui a impressionné les observateurs.
Ces performances ont attiré l’attention du marché : à la fin du mois de mai, le club allemand Schalke 04 a formulé une offre concrète pour Lecesse, mais la direction marseillaise l’a repoussée, préférant garder le jeune milieu sous contrat de stagiaire jusqu’à son passage automatique en professionnel en juin 2027.
De l’autre côté, l’avant‑centre de 18 ans Antoine Valero, élu meilleur joueur et meilleur attaquant du championnat national U19, continue d’enchaîner les buts en National 2 et a inscrit un doublé avec les U19 lors de la victoire 3‑2 de la France contre la Suisse en mars. Malgré ces succès, il n’a pas été retenu dans le groupe final pour le match européen contre le Besiktas.
Valero a reçu une première proposition de contrat professionnel de l’OM, mais après un stage de deux semaines avec les professionnels sans convocation officielle, il a exigé des garanties sportives quant à sa présence régulière dans le groupe. La direction a refusé ces conditions, laissant les négociations au point mort et ouvrant la porte à des clubs comme le RC Lens, qui a déjà sondé la disponibilité du jeune attaquant.
Ces deux cas illustrent une tension au sein de la politique sportive de l’OM : alors que d’autres jeunes issus de la Commanderie, comme Keyliane Abdallah, ont déjà trouvé leur place en première équipe, les dirigeants semblent réticents à promouvoir leurs plus grands espoirs, préférant s’appuyer sur des joueurs en forme mais moins prometteurs comme Faris Moumbagna ou Neal Maupay.
Les supporters et les observateurs pointent du doigt le risque de perdre ces pépites, qui représentent une plus‑value sportive et financière précieuse dans une période où le club a besoin de sang neuf pour sortir de la crise.