Aujourd’hui, la quasi‑totalité des cartes graphiques GeForce RTX 50 de Nvidia s’appuie sur des puces mémoire GDDR7 de 2 Go, ce qui limite la capacité VRAM des modèles milieu de gamme à 8, 12 ou 16 Go, alors que les jeux récents et l’intelligence artificielle locale exigent davantage.
VideoCardz cite une source chinoise du réseau Weibo, connue sous le pseudonyme « Golden Pig Upgrade », qui affirme que Micron aurait arrêté la production de ces puces de 2 Go. La même source indique que les fabricants de mémoire travaillent déjà sur des puces GDDR7 de 4 Go et de 6 Go, prévues pour être commercialisées en 2027 ou 2028.
Des puces de 3 Go existent déjà, mais elles restent très coûteuses et ne sont utilisées que sur quelques cartes haut de gamme, comme la RTX 5090 pour ordinateur portable. Leur prix élevé a d’ailleurs retardé le lancement de certains modèles.
L’augmentation de la capacité VRAM ne nécessiterait pas d’élargir le bus mémoire, mais simplement des puces plus denses. Par exemple, un bus de 128 bits avec quatre puces de 2 Go atteint 8 Go ; remplacer ces puces par des modules de 4 Go porterait la capacité à 16 Go, et à 24 Go avec des puces de 6 Go. De même, une carte à bus de 256 bits qui embarque aujourd’hui 16 Go pourrait, avec des puces plus grosses, atteindre 32 ou même 48 Go.
Nvidia n’a confirmé aucune de ces spécifications, mais il est probable que les nouvelles puces soient réservées à la prochaine génération de GeForce, la série RTX 60, attendue autour de 2028. AMD pourrait suivre avec ses futurs GPU basés sur l’architecture RDNA 5.
Les cartes d’entrée de gamme, qui peinent aujourd’hui à dépasser les 4 Go de VRAM, seraient les premières à bénéficier de ces gains de densité. Toutefois, le coût initial des puces plus grandes pourrait se répercuter sur le prix des cartes, comme cela a été le cas pour les modules de 3 Go.
Si les puces de 4 et 6 Go tiennent leurs promesses, la capacité de 16 Go, aujourd’hui considérée comme confortable, pourrait devenir le minimum requis d’ici la fin de la décennie. Pour les acheteurs actuels, aucun changement immédiat n’est à prévoir, car ces nouvelles puces ne seront intégrées qu’aux cartes attendues à partir de 2028.