Recruté pour 74 millions d’euros, le joueur de 25 ans avait rapidement séduit Milan pendant la présaison. Il a marqué lors de son deuxième match avec les Rossoneri, contre Venise le 28 août, puis délivré une passe décisive face à Lecce le week-end dernier. Mais son dernier but remonte à cette rencontre contre Venise, et les critiques se sont accentuées après la défaite en Ligue Europa contre Benfica.
La Gazzetta dello Sport souligne le contraste entre son activité et son influence dans la surface. Ramos aurait parcouru 57 kilomètres, soit environ 11,5 kilomètres par match, au cours des cinq dernières journées de championnat, davantage que tout autre joueur de Milan et que les autres attaquants de Serie A sur cette période. Le quotidien relève aussi qu’il n’a pas tiré au but depuis quatre matches et qu’il ne reçoit que 9 % de ses ballons dans la surface adverse, contre 20 % pour Lautaro Martínez et 29 % pour Donyell Malen.
Le journal estime que l’avant-centre participe beaucoup au jeu collectif et au travail défensif, mais qu’il est trop peu servi dans les zones où il peut conclure. Il nuance toutefois ses critiques en soulignant que les conditions offertes par l’équipe ne facilitent pas son travail devant le but.
Hernán Crespo juge Ramos bon joueur et excellent avant-centre, tout en estimant qu’il ne peut pas encore être considéré comme une référence mondiale à son poste. L’ancien international argentin rappelle qu’au cours de ses trois dernières saisons au Paris Saint-Germain, Ramos a marqué 53 buts en 131 matches et n’a pas été un titulaire indiscutable de Luis Enrique. La trêve offre désormais à l’attaquant et à l’entraîneur Rúben Amorim un temps pour chercher comment mieux l’intégrer au jeu offensif de Milan.