L’alerte a été donnée par l’établissement scolaire lorsque l’enfant n’est pas arrivée en classe le lundi matin. Sa mère, informée de l’absence, a contacté les forces de l’ordre qui ont localisé le téléphone du père et se sont rendues à son domicile dans le sud de Blois. N’obtenant aucune réponse, les policiers sont entrés par une fenêtre et ont découvert le corps de la fillette ainsi que son père, « dans un état médical critique », avec une arme blanche à proximité.
Le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, a indiqué que les policiers ont été très réactifs. Le corps de l’enfant ne présentait aucune lésion apparente et une autopsie était prévue le mardi après‑midi. Selon le parquet, « l’hypothèse la plus probable est celle d’un infanticide, suivie d’une tentative de suicide », le père ayant reçu plusieurs coups de couteau, notamment à la gorge, sans que son pronostic vital ne soit engagé.
Le père, Stéphane Javet, était séparé de la mère depuis 2024 et les deux parents entretenaient des « rapports difficiles ». Un juge des enfants avait ordonné une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert en raison du conflit familial aigu. En 2025, le père avait été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants envers son ex‑compagne.
La mère et la grand‑mère de la fillette ont été prises en charge par un service médico‑psychologique. Une voisine du quartier, âgée de 55 ans, s’est déclarée sous le choc et a rappelé que le père « disait qu’il aimait sa petite princesse » tout en soulignant les tensions persistantes entre les parents.
Le père, hospitalisé au Centre hospitalier de Blois, n’a pas encore pu être interrogé ; son placement en garde à vue interviendra dès que son état le permettra. Les enquêteurs poursuivent le recueil d’informations pour comprendre les raisons du passage à l’acte, tandis que l’autopsie de la fillette devra confirmer les premières constatations.