À peine dix jours après le lancement de son opération de campagne baptisée « 1 000 bistrots », Gabriel Attal a constaté que les inscriptions aux rencontres prévues étaient très faibles : seulement 16 personnes inscrites à Lorient le 21 septembre, le même nombre à Nîmes et 10 dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, selon les relevés de RTL.

L’équipe du candidat a toutefois souligné que les inscriptions ne reflètent pas le nombre réel de participants. Prisca Thévenot, porte-parole d’Attal, a indiqué sur X que « on arrive au dernier moment, on s’attable, on échange », ce qui aurait conduit à 29 personnes présentes à Lorient et 50 à Nîmes, dépassant ainsi les effectifs inscrits.

Gabriel Attal, interrogé par RTL, a rejeté l’idée d’un échec, rappelant que des militants et des sympathisants s’inscrivent sur la plateforme mais que, une fois sur place, le public est plus nombreux. Il a précisé que l’objectif de la tournée n’est pas d’organiser des meetings classiques, mais d’aller « partout où sont les Français pour échanger avec eux très directement ».

Le candidat, qui se positionne comme futur président en 2027 et ancien Premier ministre sous Emmanuel Macron, utilise cette formule de proximité pour se démarquer des rassemblements traditionnels. L’équipe semble toutefois consciente que les faibles inscriptions pourraient être perçues comme un manque d’engouement, même si elle insiste sur le caractère informel et spontané des rencontres.

Aucun chiffre officiel n’a encore été publié sur l’ensemble du dispositif « 1 000 bistrots », et il reste à voir si les prochains arrêts enregistreront une dynamique similaire ou si la stratégie d’Attal parviendra à mobiliser davantage de citoyens au fil de la campagne.