La proposition a été formulée par Ursula von der Leyen alors qu'elle se trouvait aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney. Selon la présidente de la Commission européenne, le Canada pourrait devenir le premier « membre associé » de l'Union européenne, un statut qui n'existe pas encore et qui ouvrirait une nouvelle forme de relation entre Ottawa et les Vingt-Sept.

Donald Trump a vivement réagi à cette éventualité. Selon Reuters, le président américain s'est montré particulièrement menaçant après les annonces d'Ursula von der Leyen. « Si elle fait cela, si je juge qu'il s'agit ne serait-ce que d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très lourds ou j'arrêterai les échanges commerciaux avec l'Europe sur de nombreux produits », a-t-il déclaré à des journalistes alors qu'il se rendait à un événement en Caroline du Nord. Il a qualifié la proposition de « risible ».

Le locataire de la Maison Blanche a également conditionné sa réaction à l'intention prêtée à Bruxelles. « Si l'intention est bonne, c'est très bien. Si l'intention est mauvaise, nous imposerons de très lourds droits de douane à l'Europe », a-t-il ajouté, remettant sur la table un sujet qui avait fait couler beaucoup d'encre au printemps 2025.

Le 9 avril 2025, alors qu'il était revenu au pouvoir depuis moins de trois mois, Donald Trump avait présenté de nouveaux droits de douane américains, qui s'élevaient par exemple à 104 % pour la Chine et à 20 % pour la France. Il avait rétropédalé le lendemain.

Depuis le retour de Donald Trump à Washington, les tensions entre les États-Unis et le Canada n'ont cessé de croître. Comme le rappelle Reuters, cette détérioration des liens a entraîné des droits de douane sur plusieurs dizaines de milliards de dollars d'échanges transfrontaliers.

La séquence se poursuit jeudi 17 septembre 2026 : le Premier ministre canadien Mark Carney doit prendre la parole devant le Parlement européen, au lendemain des premières annonces d'Ursula von der Leyen.