L’annonce, confirmée par le gouvernement danois et le gouvernement groenlandais, prévoit que les États‑Unis disposeront d’une autorité permanente pour garantir la sécurité du Groenland, du Danemark et de l’alliance occidentale, sans aucun coût direct pour Washington.

Selon le président, l’accord vise à empêcher tout « adversaire » – implicitement la Chine et la Russie – de s’implanter militairement sur l’île ou d’y réaliser des investissements sensibles, chaque projet devant obtenir l’accord préalable de Washington.

Mette Frederiksen, première ministre du Danemark, s’est félicitée de ce « bon accord » qui, selon elle, profite aux trois parties. De son côté, Jens‑Frederik Nielsen, chef du gouvernement groenlandais, a qualifié le compromis de garantie renforcée de la sécurité du Groenland, du Danemark, des États‑Unis et de l’alliance occidentale.

Le cadre juridique repose sur un accord de défense signé en 1951 et actualisé en 2004, qui autorise déjà les États‑Unis à déployer des installations sur le territoire groenlandais après en avoir informé les autorités locales. La base spatiale américaine de Pituffik, dans le nord‑ouest de l’île, en est l’exemple le plus visible.

Le nouveau texte prévoit, selon le New York Times, le lancement immédiat du processus de développement d’une présence militaire importante, incluant l’ouverture de trois nouvelles bases dans le sud du Groenland et l’étude d’un projet de bouclier antimissile « Golden Dome » destiné à protéger le territoire américain.

Le Groenland, riche en ressources naturelles et stratégiques, devient ainsi un point névralgique des rivalités de puissance. L’accord, qualifié par Trump de « rêve devenu réalité », suscite des inquiétudes chez les alliés européens qui redoutent une militarisation accrue de la région et un renforcement de l’influence américaine face à la Chine et à la Russie.