Via un post LinkedIn, CATL a indiqué que les deux premières lignes de cellules sont désormais en marche pour des opérations de calibrage, visant à régler les équipements et valider les procédés avant le passage à la production en série.

Les autorités du comté de Hajdú‑Bihar, qui avaient temporairement suspendu certaines zones de l’usine en raison de risques d’exposition au nickel touchant neuf salariés, ont validé la levée des réserves après plusieurs inspections et la mise en place de mesures correctives par le groupe.

Cette phase d’essai est limitée à une capacité maximale de 34 GWh, bien en deçà des 100 GWh prévus une fois le site entièrement achevé, un objectif qui ferait de l’usine le plus gros investissement industriel jamais réalisé en Hongrie, estimé à environ 7,34 milliards d’euros depuis l’annonce du projet en 2022.

L’assemblage de modules de batteries fonctionne déjà à Debrecen depuis l’automne 2024, avec 537 000 unités produites à ce jour, mais la production de cellules a pris du retard par rapport au calendrier initial et aucune date précise n’a encore été communiquée pour le lancement de la production de série.

Le contexte est assombri par une amende d’environ 31 000 dollars infligée à CATL pour des manquements mineurs de sécurité (porte non verrouillée, signalétique en chinois) et par le changement de cap politique après l’élection de Péter Magyar en mai 2026, que certains médias interprètent comme un signal de ralentissement des projets chinois en Europe.

Renault, déjà engagé comme client potentiel, espère profiter de la production locale pour ses modèles Twingo E‑Tech, ce qui lui permettrait de bénéficier du dispositif « coup de pouce CEE » qui favorise les véhicules équipés de batteries fabriquées dans l’Union européenne, réduisant ainsi le prix de vente pour les ménages modestes.

À Szeged, le concurrent chinois BYD suit une trajectoire similaire, ayant lancé une production pilote de voitures électriques le 30 avril 2026 et prévoyant un démarrage complet au quatrième trimestre 2026, ce qui montre que l’implantation des batteries chinoises en Hongrie progresse, mais rarement au rythme annoncé.