L’Azerbaïdjan a annoncé ce mercredi 23 septembre 2026, par décret présidentiel, qu’il avait gracié le ressortissant français Martin Ryan, détenu depuis son arrestation le 4 décembre 2023.

Ryan avait été condamné le lundi 16 mars à une peine de dix ans de prison pour « espionnage » par la justice azérie.

Le ministère français des Affaires étrangères, le Quai d’Orsay, réclamait depuis plusieurs mois sa libération immédiate et avait officiellement demandé son affranchissement sans délai.

Le même jour, l’Union européenne, sous la pression de la France, a exempté deux oligarques russes, Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, de ses sanctions contre Moscou, invoquant des « raisons de sécurité nationale » pour soutenir l’Ukraine.

Un diplomate, qui a souhaité rester anonyme, a indiqué que la pression française faisait partie d’un accord de libération de prisonniers incluant des citoyens français détenus en Azerbaïdjan, bien que Paris n’ait pas confirmé de telles négociations.

Cette grâce constitue une victoire diplomatique pour la France, mais soulève des interrogations quant aux liens entre la libération de Ryan et la levée de sanctions contre les oligarques russes, ainsi que sur la transparence des pourparlers qui ont conduit à ces décisions.