Le tirage au sort a placé l’OM contre le club grec Olympiakos dès le milieu du mois d’octobre, déclenchant immédiatement une mobilisation des services de sécurité sous l’égide de l’UEFA et des autorités locales.

Le commissaire de la Direction Nationale de la Lutte contre la Haine (DNLH), Ronan Delcroix, a détaillé le dispositif : dès le tirage, l’UEFA organise un séminaire réunissant les responsables de la sécurité, les représentants des clubs et les forces de police afin d’échanger sur le nombre et le profil des supporters attendus, ainsi que sur les mesures que le club hôte compte mettre en place.

À partir de ces informations, une analyse de risque est réalisée. Un mois avant le match, la police locale et le préfet du département tiennent une première réunion pour évaluer la menace et concevoir le dispositif de sécurité. Une seconde réunion, quelques jours avant la rencontre, permet de calibrer le plan et de le présenter à l’ensemble des parties prenantes. La DNLH publie son classement de risque 48 heures avant le coup d’envoi, confirmant que la rencontre sera classée à un niveau élevé.

L’OM n’est pas la seule équipe française à faire face à des enjeux sécuritaires similaires ; le club a également un œil attentif sur les deux venues de Galatasaray en France, à Lille puis à Paris, ainsi que sur la rivalité historique avec certains clubs grecs et l’amitié entre les supporters marseillais et l’AEK Athènes.

Ces préparatifs intensifs visent à garantir la sécurité des milliers de spectateurs attendus, à prévenir tout débordement et à assurer le bon déroulement du match, tout en préservant l’image du football européen face à des risques jugés élevés.