Lors de la séance du mardi 22 septembre, Ginette Brunel, première adjointe, a rappelé que la ville doit proposer davantage d’habitats pour attirer familles et travailleurs, soulignant l’impossibilité d’étendre indéfiniment les lotissements et la nécessité de réhabiliter le parc vacant.

Les services municipaux ont recensé 342 logements vacants parmi les 6 000 unités du parc privé, répartis entre 248 propriétaires ; plus de la moitié (53 %) de ces biens ont été construits avant 1919 et requièrent d’importants travaux de rénovation.

Pour inciter les propriétaires à remettre ces logements sur le marché, la municipalité a fait voter la création de la taxe sur la vacance des logements d’habitation (TVLH), qui sera appliquée à partir du 1er janvier 2027. Le taux exact sera fixé avant le 15 avril 2027, mais un exemple à 15 % donnerait une taxe de 78 € pour un petit appartement très médiocre et jusqu’à 600 € pour un logement de plus de 100 m² en bon état.

Parallèlement, le conseil a approuvé une prime « Coup de pouce » d’environ 2 000 €, financée par les recettes de la TVLH, avec un budget de 50 000 € dédié à cette aide, excluant les locations touristiques.

La municipalité estime que la taxe pourrait générer 245 000 € de recettes annuelles et se fixe comme objectif de sortir au moins dix logements de la vacance chaque année, tout en prévoyant des exonérations pour les biens nécessitant les travaux les plus lourds ou dont la vacance n’est pas imputable au propriétaire.

L’opposition municipale a voté contre la taxe et la prime, arguant que l’ajout d’un impôt supplémentaire est inopportun dans le contexte actuel et que le montant de la prime est insuffisant pour être réellement incitatif.