Une séquence de deux secondes, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre le député RN prononcer la phrase « oui, le travail rend libre » lors d’un événement à Vierzon, dans le Cher, le week‑end dernier.

Tanguy a expliqué à Europe 1 et CNews que ces mots étaient extraits d’un discours de trente minutes dans lequel il évoquait le rôle d’un salaire décent, du logement et des acquis sociaux de la Résistance comme leviers d’émancipation et de liberté individuelle.

Interrogé sur un éventuel regret, il a répondu qu’il ne « va pas regretter qu’on l’accuse de n’importe quoi », tout en présentant ses excuses aux personnes « ayant une histoire familiale douloureuse » et aux victimes d’antisémitisme, précisant que son intention n’était pas de blesser mais que le rappel du passé nazi pouvait être perçu comme personnellement offensant.

Le député a rappelé que l’ancien président Nicolas Sarkozy avait, selon lui, employé la même formule, qualifiant le sujet de « philosophie régulière » et insistant sur le fait qu’il n’avait rien de mal à dire.

Louis Aliot, vice‑président du RN, a également déclaré à France 2 que l’extrait était sorti de son contexte et qu’il n’avait aucune critique à formuler à l’encontre de Tanguy.

Tanguy a ajouté que les personnes qui manipulent les deux secondes de son discours pour le salir seraient directement responsables des menaces de mort qu’il aurait reçues.