Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Économie a rappelé que la France ne connaît aucun problème d’approvisionnement en carburant, tout en promettant une réponse « amplifiée » et « élargie » qui respecterait l’équilibre des finances publiques. Le porte‑parole du gouvernement, Maud Bregeon, a détaillé les nouvelles mesures qui seront appliquées en octobre et novembre.

Le dispositif, désormais simplifié, sera versé automatiquement aux bénéficiaires de l’aide entre avril et septembre. Il prévoit une indemnité de 40 centimes d’euro par litre, soit en moyenne 100 euros par mois pendant trois mois, contre 50 euros auparavant. Au total, 5,5 millions de personnes seront éligibles, dont 2,5 millions de nouveaux bénéficiaires.

Pour être éligible, le revenu net mensuel ne doit pas dépasser 2 035 euros pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants, à condition d’utiliser la voiture pour le trajet domicile‑travail d’au moins 15 km ou d’effectuer 8 000 km annuels.

Le ministre Serge Papin a annoncé que le plafond de défiscalisation de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1 000 euros, afin de permettre aux entreprises de soutenir leurs salariés conducteurs. Par ailleurs, les aides sectorielles destinées au BTP et aux agriculteurs seront reconduites jusqu’en décembre.

Le chèque énergie, destiné aux ménages les plus modestes, restera en place et son versement sera avancé d’avril à janvier 2027, afin d’assurer une continuité de soutien pendant la période de forte inflation des prix du carburant.