Le vote a eu lieu à la dernière occasion de valider le chantier avant l’expiration du permis de construire, prévue à la fin du mois de novembre, ce qui signifie que le droit d’édifier la transformation prévue disparaît si aucune nouvelle autorisation n’est obtenue.

Conçu en 2015, le plan de rénovation devait transformer le gratte‑ciel en une tour entièrement vitrifiée, agrémentée de terrasses arborées, d’un hôtel, de commerces, de services et même d’une serre agricole sur le toit, le tout pour un coût total estimé à 800 millions d’euros.

Le principal actionnaire, La Financière Patrimoniale d’Investissement (LFPI), avait déjà exprimé en juillet son opposition, invoquant une explosion du budget et des tensions internes liées à la répartition des surfaces, ce qui a conduit d’autres grands copropriétaires, dont la MGEN et Axa, à rejoindre le blocage.

Suite au rejet, un nouveau conseil syndical a été constitué avec pour mission de retravailler le projet, de déposer un nouveau permis de construire et de préparer une prochaine assemblée où sera à nouveau soumis le vote du curage et du désamiantage, afin d’éviter que la tour ne reste inoccupée.

Frédéric Lemos, ancien président du conseil syndical, a déclaré dans un communiqué signé avec l’entrepreneur Xavier Niel et deux autres copropriétaires que la tour ne devait pas « être enterrée », tout en reconnaissant que le projet actuel est « aux oubliettes », y compris la rénovation du centre commercial au pied de la tour.