Le feu, qui a ravagé 183 maisons dans la commune du Porge, a laissé de nombreux résidents sans abri, dont le couple Didier et Dominique Léglise, qui a vu sa maison réduite à un tas de taules et de ferrailles.

Pour se loger temporairement, les Léglise ont investi 29 000 € dans un mobil‑home installé en face de la ruine, puisant dans leurs économies en attendant le remboursement prévu par l’indemnisation de relogement.

L’assurance du couple prévoit un relogement sur quatorze mois ; deux mois se sont déjà écoulés sans avancées concrètes, ce qui pousse les sinistrés à réclamer une accélération du processus.

Depuis l’incendie, plusieurs experts sont intervenus pour évaluer les dommages, mais les victimes dénoncent un « ballet d’experts » sans décision, et attendent encore une contre‑expertise.

L’entreprise Enedis, dont un prestataire aurait déclenché le feu lors d’un débroussaillage, est également pointée du doigt, le retard de la procédure judiciaire étant, selon les plaignants, lié à des dysfonctionnements de la chaîne de commandement et à l’absence d’alertes sonores dans le village au moment du sinistre.

Représentés par l’avocat Me Sylvain Galinat, les sinistrés espèrent que la plainte collective constituera « une première étape judiciaire » permettant à la justice de reconstituer la chronologie de l’incendie, d’identifier les responsabilités et, le cas échéant, d’obtenir des compensations plus rapides.

Dominique Léglise, retraitée, exprime son impatience : « On a puisé dans nos fonds, maintenant il faut qu’ils nous redonnent un peu d’argent », tandis que son mari ajoute que la maison ne sera jamais reconstruite dans le délai prévu, soulignant l’urgence d’obtenir le permis de construire pour un nouveau départ.