Le procès de Thierry Meunier, jugé pour le meurtre de sa femme Véronique Duchesne à Saint‑Quay‑Portrieux en octobre 2010, en est à son troisième jour. L’accusé, âgé de 63 ans, est confronté à une série de témoignages qui visent à éclaircir les circonstances de la mort de sa conjointe, survenue il y a plus de quinze ans.
Ce jour‑là, la cour a entendu le témoignage de Yannick Bourhis, directeur chargé de la réouverture de l’enquête en novembre 2022. Bourhis a détaillé les nouvelles investigations menées depuis la reprise du dossier, notamment les analyses complémentaires et les recoupements d’éléments qui n’avaient pas été exploités lors de l’enquête initiale conduite par Patrick Letty, directeur d’enquête de 2010 à une date non précisée.
Plusieurs témoins ont rappelé que Thierry Meunier était « à la parole facile » et se montrait toujours très sûr de lui, des remarques qui, selon la partie civile, renforcent le portrait d’un homme capable de dissimuler des faits. Les avocats de la défense ont réagi vivement à ces affirmations, contestant la pertinence et la crédibilité de ces témoignages à charge.
Le meurtre de Véronique Duchesne, qui avait profondément choqué la petite communauté de Saint‑Quay‑Portrieux, avait donné lieu à une enquête initiale qui, à l’époque, n’avait pas abouti à une condamnation. La réouverture du dossier en 2022, suivie de ce nouveau témoignage, montre la volonté des autorités judiciaires de revisiter les pièces du puzzle afin de déterminer la responsabilité éventuelle de Meunier.
La cour d’assises poursuivra les auditions dans les prochains jours. Le verdict, qui devra être rendu après délibération, dépendra de la capacité du parquet à établir un lien de causalité entre les faits de 2010 et les éléments présentés par les enquêteurs depuis 2022.