Selon le service météorologique national, les maximales restent anormalement élevées pour la saison, avec des pics de 30 °C encore enregistrés sur la moitié sud du pays, notamment dans les plaines du Sud‑Ouest autour d’Agen, Toulouse, Montauban et Bordeaux, et dépassant les 30 °C dans le Languedoc‑Roussillon, à Perpignan, Montpellier et Nîmes.

Le long du cours de la Garonne, les prévisions annoncent même des températures de 32 à 33 °C pour mercredi et jeudi, alors que l’automne vient à peine de commencer.

Météo‑France souligne également un écart thermique très marqué entre le petit matin et l’après‑midi : à Reims, par exemple, il faisait 4 °C au lever du jour pour grimper à 26 °C dans l’après‑midi, un phénomène fréquent en intersaison lorsque l’air est très sec.

Ces conditions de chaleur sèche aggravent la sécheresse de la végétation à l’échelle nationale, un facteur qui alimente la saison des feux de forêts 2026, déjà qualifiée de particulièrement longue, avec un démarrage précoce et une fin qui tarde à se dessiner.

Lundi dernier, le niveau de danger feu a atteint le rang « élevé à très élevé (rouge) » dans plusieurs départements du Sud‑Est, un niveau rouge jamais enregistré aussi tard dans la saison depuis le lancement du suivi météo des forêts.

Météo‑France rappelle que l’allongement temporel de la saison des feux de forêt constitue l’une des manifestations du changement climatique, qui intensifie à la fois la chaleur et la sécheresse.

Le temps ensoleillé et chaud devrait se maintenir jusqu’à samedi, mais une perturbation attendue dimanche pourrait apporter quelques précipitations dans le Nord‑Ouest. Lundi, des averses sont prévues du Sud‑Ouest vers le Nord, suivies d’une couverture pluviométrique plus étendue les jours suivants, ce qui devrait ramener les températures vers les normales saisonnières.

Certaines prévisions envisagent toutefois le retour d’un anticyclone pour le premier week‑end d’octobre, prolongeant potentiellement le climat chaud et sec.