Le corps de la petite a été mis au jour après que sa mère, alertée par l’école de l’absence de l’enfant le lundi matin, a contacté le commissariat de Blois. Les policiers sont intervenus à la demande de la mère et ont trouvé la fillette décédée ainsi que son père, 42 ans, dans un état de santé jugé « critique », nécessitant un transport en urgence absolue à l’hôpital.
Dans un communiqué publié le mercredi 23 septembre, le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, a indiqué que les investigations pointaient vers une intoxication médicamenteuse comme cause la plus probable du décès. Il a ajouté que « l’hypothèse la plus vraisemblable demeure celle d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide » du père, qui sera placé en garde à vue dès que les conditions médicales le permettront.
Le parquet a rappelé que la résidence principale de la fillette était fixée chez sa mère, le père ne disposant que de droits de visite classiques. Aucun incident particulier ni signalement inquiétant n’avait été enregistré auprès du juge des enfants, malgré le suivi d’une procédure d’assistance éducative en milieu ouvert. Le père n’avait pas déposé l’enfant à l’école le lundi matin, comme convenu avec son ex‑compagne, après avoir passé le week‑end avec elle.
Par ailleurs, le procureur a précisé que le père avait déjà été condamné en 2025 à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants à l’encontre de son ex‑conjointe, la mère de l’enfant décédée. Cette condamnation n’a, selon les autorités, pas donné lieu à une mesure de protection supplémentaire pour la fillette avant les faits tragiques.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de l’intoxication et de vérifier les responsabilités pénales du père. Le parquet a indiqué que la garde à vue sera organisée dès que son état de santé le permettra, et que les conclusions de l’autopsie seront communiquées dans les prochains jours.