Les avocats de Renault et de plusieurs organisations anticorruption ont interrogé l’ancienne ministre de la Culture sur ses missions juridiques internationales et sur une convention d’honoraires de 300 000 euros par an. Dati soutient qu’elle exerçait comme avocate pour Renault-Nissan entre 2009 et 2013, une activité qu’elle estime compatible avec son mandat européen.

Les échanges se sont envenimés au cours de la matinée. La présidente Claire Saas a demandé aux parties de maintenir un ton serein, puis a suspendu l’audience pendant une vingtaine de minutes afin de permettre à chacun de retrouver son calme. À la reprise, Dati a contesté les questions portant sur ses compétences et son parcours, et a reproché à l’un des avocats d’avoir publié des messages sexistes à son encontre plusieurs années auparavant.

Le parquet national financier accuse Dati d’avoir conclu un pacte de corruption et d’avoir fait du lobbying au Parlement européen pour le compte de Renault-Nissan, dont elle était députée. Elle affirme que les prestations relevaient d’un travail d’avocate légal. Le procès doit se poursuivre avec les plaidoiries des parties civiles, avant les réquisitions et la défense attendues lundi.

La photographie associée à l’article montre Rachida Dati lors d’une audience de son procès; elle est conservée comme média de source.