Dans son annonce, l’UE présente Fedorova comme une personnalité des médias qui relaierait des discours favorables à Moscou dans le contexte de la guerre contre l’Ukraine. Ces accusations constituent la justification officielle de la décision européenne; elles ne sont pas présentées comme un jugement pénal.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué l’inscription et déclaré que la France et l’Union poursuivraient leurs efforts contre les opérations qu’elles estiment hostiles à la démocratie. La mesure européenne s’ajoute à des décisions françaises prises cet été: un arrêté d’expulsion et le gel de ses avoirs.

Le dossier s’est aussi déplacé vers l’audiovisuel. Début septembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a averti CNews que le retour de Fedorova à l’antenne pourrait entraîner des sanctions pénales, estimant qu’une intervention à distance contournerait les mesures françaises. L’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, est au cœur de cet échange entre le gouvernement et la chaîne.