Suspendu mercredi par le Parti socialiste suite à des accusations de « violences sur une ancienne collaboratrice parlementaire », Philippe Brun conteste fermement les faits qui lui sont reprochés, les qualifiant de « vagues et non étayés ».

Selon les avocats du député, les faits concernent une ancienne collaboratrice licenciée pour faute grave en juin dernier, mais aucune procédure contradictoire n’aurait été engagée avant la décision de suspension, qu’ils jugent prise « dans la précipitation ».

Le député affirme que les instances du parti avaient été informées plusieurs semaines auparavant de la dénonciation, sans qu’aucune mesure ne soit prise, et que la mise en cause n’est intervenue qu’après l’annonce publique de sa candidature à la primaire et le lancement du recueil des parrainages.

Ses avocats évoquent ainsi une possible « rivalité interne » au sein du Parti socialiste, estimant que la chronologie soulève des interrogations sur les conditions de la décision de suspension.

Dans le communiqué transmis à franceinfo, le cabinet juridique de Brun indique que le député « engagera toute action en diffamation à l’encontre de quiconque relaierait ces accusations » et qu’il utilisera toutes les voies utiles, y compris contentieuses, pour défendre son droit à un débat démocratique loyal dans le cadre de la primaire.

La plainte pour dénonciation calomnieuse, qui sera déposée auprès des autorités judiciaires, vise à faire reconnaître que les accusations portées contre le député sont infondées et à obtenir réparation pour le préjudice subi, tant sur le plan personnel que politique.