La première réunion, prévue à 11 h, a réuni neuf ministres ainsi que des directeurs d’administrations centrales pour examiner l’approvisionnement en carburants et identifier les éventuels goulets d’étranglement dans la chaîne logistique.
À 15 h30, une seconde séance a rassemblé d’autres ministres pour définir les mesures d’accompagnement à court et moyen terme destinées aux ménages et aux professionnels les plus touchés par la hausse des prix à la pompe.
Le gouvernement justifie ces réunions d’urgence par la conjonction d’une crise énergétique mondiale, aggravée par le conflit au Moyen‑Orient, et par une augmentation de 15 % des stations‑service rencontrant des difficultés d’approvisionnement, principalement chez Total Énergies qui a gelé ses prix.
Maud Bregeon, porte‑parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie, a rassuré que le stock stratégique de carburants, équivalent à trois mois de consommation, reste intact et qu’aucun risque de pénurie n’est à prévoir pour la France.
Parallèlement, plusieurs responsables politiques ont exprimé leurs critiques : le maire d Nice, Éric Ciotti, a réclamé une baisse de la TVA sur les carburants, tandis que le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a qualifié le mécontentement populaire de « sincère et normal ».
Le président Emmanuel Macron, qui était à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon pour rencontrer des pêcheurs et des acteurs du programme satellite Galileo, doit ensuite se rendre à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, où il rencontrera le président Donald Trump.
Le ministre du Travail, Jean‑Pierre Farandou, a indiqué que le gouvernement finalisera d’ici la fin de l’année des aides ciblées – notamment un dispositif « grand rouleur » – destinées aux salariés les plus modestes, tout en gardant la possibilité d’ajouter une aide supplémentaire sur la table.