L’annonce, faite à l’AFP le 23 septembre, confirme que la candidate de 40 ans a accouché d’un petit garçon, son deuxième enfant, après une grossesse annoncée en mars dernier.

Première prétendante à l’Élysée à avoir fait campagne enceinte, Marine Tondelier a assisté à la réunion tenue à l’Élysée entre le président Emmanuel Macron et les chefs de parti pour évoquer les conflits internationaux, avant de se rendre à l’hôpital de Lens où l’accouchement s’est déroulé « très bien », selon ses propres mots.

Dans une déclaration à l’AFP, la candidate a indiqué qu’elle allait « travailler différemment » pendant un certain temps et qu’elle cherchait à concilier « une campagne présidentielle et un nouveau‑né, dont la santé et le bien‑être passent en priorité ».

Sur Instagram, elle a partagé la nouvelle en précisant : « On a profité de l’arrivée de notre enfant un peu en avance pour garder quelques jours cette belle nouvelle rien que pour nous ».

Déjà mère d’un garçon de 7 ans, Marine Tondelier a été officiellement désignée candidate des écologistes lors d’un conseil fédéral extraordinaire du parti lundi, mandat qui restera en vigueur jusqu’au vote des adhérents prévu du 10 au 13 décembre, moment où la décision sera prise de maintenir une candidature autonome ou de se retirer derrière un autre candidat de gauche.

Elle doit participer ce mercredi à une conférence de presse en visioconférence pour faire le point sur sa campagne et évoquer les Marches Climat prévues le 26 septembre dans toute la France ; si sa santé le permet, elle prévoit de défiler à Arras le même jour.

Dans le cadre de sa campagne, Marine Tondelier met en avant des propositions visant à renforcer la santé reproductive et le soutien aux familles, notamment un suivi complet pendant la première année après la naissance, la création d’un service public d’accompagnement à domicile et l’instauration d’un congé parental mieux rémunéré et partiellement non transférable.

Elle a rappelé avoir traversé une fausse couche et un parcours de procréation médicalement assistée infructueux avant de tomber enceinte, soulignant ainsi le caractère personnel de ses engagements pour une « politique familiale » qui ne s’arrête pas à la porte de la maternité.