Aux abords du village de Lagor, dans les Pyrénées‑Atlantiques, quatre détonations ont retenti avant que les gendarmes n’arrivent sur les lieux, où ils ont découvert le corps du mari, 85 ans, et de son épouse, 82 ans, abattus à bout de pistole dans leur propre jardin.
Le principal suspect, leur voisin âgé de 90 ans, a été appréhendé par les forces de l’ordre dans la soirée même et placé en garde à vue. Le parquet de Pau a ouvert une enquête pour meurtre, confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie d’Orthez.
Le maire de Lagor, Franck Rolland, a rappelé que les deux victimes étaient « des personnes adorables » et que le couple était très impliqué dans la vie associative de la commune. Il a également souligné que le suspect était connu pour son caractère difficile et qu’il ne s’était jamais intégré à la communauté locale.
Selon le maire, le drame s’inscrit dans un conflit de voisinage qui durait depuis des décennies. Un épisode récent aurait opposé le suspect à ses voisins à propos d’un mur qu’il accusait d’engendrer des inondations dans son cabanon ; il aurait alors détruit ce mur à coups de masse.
Des caméras de surveillance avaient été installées par les enfants des victimes à la demande de leurs parents, dans un souci de sécurité. La communauté de Lagor, sous le choc, attend désormais les conclusions de l’enquête et les suites judiciaires.
Les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer les motivations exactes du tir et établir les responsabilités, tandis que la population locale se mobilise pour soutenir la famille endeuillée.