Selon les organisateurs, près de six cents personnes étaient présentes dans la salle, tandis que l’AFP en comptait environ deux cents, un écart qui souligne le caractère encore timide de son soutien à la veille du premier débat télévisé de la primaire sur LCI.

Royal a profité de l’occasion pour faire revivre le slogan qui avait animé sa campagne présidentielle de 2007 – « l’ordre juste » – en y ajoutant la formule « La France tranquille », clin d’œil à l’ancien président socialiste François Mitterrand, sous qui elle a été ministre.

« L’ordre juste, c’est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l’État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires », a déclaré la candidate de 73 ans, ajoutant que cela devait garantir aux jeunes générations de ne pas porter seules le poids des crises ni la fatalité du déclin.

Elle a également dénoncé ce qu’elle qualifie de dix années de gouvernement « par la peur », et prédit que « le centre mou social‑démocrate, mâtiné de macronisme, va s’effondrer », tout en refusant de commenter directement les autres candidats, rappelant son échange de piques avec le fondateur de Place publique.

Dans la salle, plusieurs spectateurs ont expliqué être venus davantage par curiosité que par conviction. Rémy Piogé, étudiant de 21 ans, a déclaré ne pas être socialiste mais « la plus crédible parmi les candidats », tandis qu’Inès, infirmière de 41 ans, a indiqué vouloir découvrir le programme sans se prononcer sur son vote, notamment à cause du ticket d’entrée de 15 euros à la primaire.