La cour d’assises spéciale de Paris a prononcé, le 22 septembre, une peine de trente ans de réclusion criminelle à l’encontre d’Othman Garrido, 32 ans, originaire de Montpellier, assortie d’une période de sûreté couvrant les deux tiers de la peine.
Acquitté du chef d’assassinat, le prévenu a été reconnu coupable de meurtres en bande organisée lors d’une double exécution publique survenue en 2015 en Syrie, ainsi que d’association de malfaiteurs terroriste.
Selon le parquet, Garrido aurait rejoint l’État islamique en 2012 et y serait resté jusqu’en 2020, période pendant laquelle il aurait été un « jihadiste enragé, acharné ». Il aurait participé à des exécutions publiques, dont celle qui a servi de base aux chefs d’accusation.
Durant son procès, l’accusé a soutenu qu’il était parti « contraint », se présentant comme un jihadiste forcé, terrorisé par la mort et en quête de reconnaissance, évoquant une radicalisation précoce au sein d’une famille ultra‑religieuse.
L’avocat général avait réclamé la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de vingt‑deux ans, mais la cour a finalement opté pour une peine de trente ans, dont la majeure partie restera sous régime de sûreté.