Le nouveau forfait, présenté aux côtés des offres 4G et 5G+ Home, propose un débit annoncé jusqu’à 200 Mbit/s en téléchargement et 15 Mbit/s en envoi, grâce à la technologie du satellite KONNECT VHTS, mis en service en septembre 2022.
Orange ne commercialise pas le service en propre ; il repose sur Nordnet, filiale de l’ex‑France Télécom depuis 1998, qui distribue l’intégralité de la capacité du satellite EUTELSAT KONNECT sur le territoire français depuis un accord signé en 2020 avec le premier opérateur de satellites du pays.
Le kit satellite, vendu à 299 €, peut être loué pour 10 € par mois avec un engagement de 12 mois. Le service d’installation coûte 299 € TTC pour les bâtiments de plus de deux ans et 326,18 € TTC pour les constructions plus récentes, tandis que les frais de souscription s’élèvent à 50 € (35 € d’activation + 15 € de livraison). En cas de résiliation du kit en location, des frais de 99 € sont appliqués.
Sur une base annuelle, le coût total de l’offre varie entre 649,88 € et 1 155,06 € selon que le client achète ou loue le kit et selon l’âge du bâtiment, ce qui reste nettement plus élevé que les forfaits Livebox Fibre Classic, estimés à un peu plus de 400 € sur la même période.
Le dispositif d’aide étatique « Cohésion numérique des territoires », qui pouvait financer jusqu’à 600 € d’accès satellite, a été suspendu aux nouvelles demandes dès septembre 2026, réduisant ainsi les incitations financières pour les foyers des zones blanches.
En comparaison, le service concurrent de Starlink, proposé par la société d’Elon Musk, facture 45 € par mois avec un kit gratuit et des frais d’expédition de 19 €, ce qui porte le coût annuel à environ 559 €, soit moins cher que l’offre d’Orange mais toujours supérieur aux offres filaires classiques.
Orange précise que le service ne comprend pas de Livebox, de boîtier TV UHD ni de bouquet complet de chaînes, se limitant à un routeur dédié Nordnet et à la téléphonie fixe illimitée vers la France métropolitaine et plusieurs destinations internationales.
L’opérateur cible principalement les zones dites « blanches », où les réseaux fibre et mobile sont insuffisants, en proposant une alternative qui, selon les premiers éléments, reste moins adaptée aux usages gourmands en bande passante et à faible latence, comme le jeu en ligne ou les vidéoconférences, comparé aux solutions de Starlink ou aux réseaux 4G/5G.